Scams WhatsApp et SMS : que faire et où signaler ? Le mémo pratique

Face à un scam WhatsApp ou SMS, la licorne Geekeries fait un geste d’arrêt devant les symboles de signalement et de blocage.

Hello à tous, on se fait un Quicky d’utilité publique aujourd’hui ? « Coucou maman, j’ai cassé mon téléphone, écris-moi sur ce numéro », fausse livraison de colis en attente, faux virement urgent ou escroquerie à la réservation d’hôtel… Nous avons tous déjà reçu ces messages, que ce soit par SMS ou directement sur WhatsApp. Et la question revient invariablement dans nos cercles familiaux : « Qu’est-ce que je dois faire ? »

Entre ceux qui répondent pour insulter l’escroc et ceux qui suppriment le message sans rien faire, voici le petit mémo des bons réflexes et des numéros officiels de signalement à garder sous le coude.

Les deux réflexes immédiats

  1. Ne répondez jamais et ne cliquez sur aucun lien : répondre, même par dérision, confirme aux attaquants que votre ligne téléphonique est active et attribuée à une vraie personne. Votre numéro est alors reclassé dans une liste « chaude » et revendu à d’autres réseaux d’escrocs.
  2. Signalez et bloquez directement dans WhatsApp : ouvrez la conversation, touchez le contact en haut de l’écran, puis choisissez « Bloquer et signaler ». En effectuant ce geste, WhatsApp reçoit automatiquement les cinq derniers messages échangés afin de qualifier la fraude
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Optimiser WordPress : Pnwy sous Stéroide !

La licorne Geekeries allège une page WordPress en retirant une police et des fichiers inutiles

Salut à tous, j’ai profité d’une maintenance récente pour enfin (ré)optimiser le WordPress de Geekeries.org. Pas en installant un énième plugin miracle, mais en regardant ce que le navigateur chargeait vraiment.

Le site n’était pas à genoux. Il fonctionnait, les pages s’ouvraient, et personne ne m’avait signalé de catastrophe. PageSpeed lui me scorait pourtant à 72 sur mobile et 73 sur ordinateur. Le plus visible était le décalage de mise en page : le logo arrivait sans dimensions réservées et poussait le contenu pendant le chargement.

J’ai donc repris la chaîne complète, du reverse proxy jusqu’au navigateur, avec deux règles assez simples : une modification à la fois, et un retour arrière prêt avant de toucher à la production. Pwny m’a aidé à faire l’inventaire et à préparer les contrôles, et les appliquer mais chacun autorisé et vérifié manuellement.

Le serveur n’était pas le principal coupable

Une requête sur le site suit ce chemin : visiteur → Nginx Proxy Manager → Nginx et PHP → WordPress → MariaDB et Redis. Mon premier réflexe aurait pu être de régler PHP-FPM ou d’ajouter encore du cache. Les mesures racontaient autre chose.

Une fois la page anonyme servie à chaud, le TTFB… Lire la suite

Quicky : PHP2shell sur Docker, patcher PHP-FPM sans perdre ses modules

La licorne rose de Geekeries remplace un conteneur PHP provisoire par une image officielle validée.

Salut à tous, petite séance de maintenance imprévue avec PHP2shell sur Docker. Le 21 octobre 2026, les correctifs PHP ont été annoncés à 2pm UTC (16h en France), mais l’image docker officielle dont j’ai besoin n’était pas encore dispo. Voici la méthode suivie pour protéger Geekeries, conserver mes extensions PHP et revenir sur la base officielle dès sa disponibilité.

Les deux failles, CVE-2026-109618 et CVE-2026-109619, permettent une exécution de code à distance. L’avis officiel PHP inclut PHP-FPM et indique les versions corrigées : 8.2.35, 8.3.36, 8.4.27 et 8.5.12.

PHP2shell sur Docker : vérifier l’image, pas seulement le tag

Premier piège : le tag peut apparaître alors que la liste des images disponibles est encore vide. Pour vérifier la variante FPM utilisée ici, Docker avec son plugin Buildx suffit :

docker buildx imagetools inspect php:8.5.12-fpm-bookworm

Cette commande consulte le registre sans déployer de conteneur. Cherchez votre plateforme, par exemple linux/amd64, et son digest, l’identifiant précis de l’image. Un tag seul ne suffit pas.

En attendant, j’ai placé le site derrière une page statique de maintenance (sans PHP évidement). Puis j’ai construit une image provisoire depuis les sources officielles corrigées. Un dépannage temporaire pas une invitation à maintenir ma … Lire la suite

Le Manifeste Cypherpunk : relire le texte fondateur 30 ans après

La licorne Geekeries relit le Manifeste Cypherpunk de 1993, près d’un ordinateur, d’une enveloppe scellée et d’une clé.

Hello à tous, on se fait un Quicky « histoire et de culture geek » aujourd’hui ? À une époque où le chiffrement de bout en bout est remis en cause à chaque nouveau projet de loi, où la collecte de données nourrit des modèles d’IA et où la surveillance numérique est devenue une norme commerciale, il est particulièrement rafraîchissant de revenir aux sources. Et s’il y a un texte fondateur à (re)lire au moins une fois dans sa vie d’informaticien, c’est bien le Manifeste Cypherpunk rédigé par Eric Hughes en 1993.

Les idées maîtresses d’un texte visionnaire

En à peine quelques lignes,ce manifeste posait dès le début des années 90 les bases éthiques et techniques de ce qui allait donner naissance à PGP, Tor, aux messageries chiffrées modernes et aux cryptomonnaies :

  1. Vie privée versus secret : la distinction est posée avec une netteté chirurgicale. Le secret consiste à refuser que le monde sache quelque chose ; la vie privée (privacy), c’est le pouvoir de choisir ce que l’on révèle de soi au monde. Une nuance fondamentale qui balaie l’éternel argument fallacieux du « si vous n’avez rien à vous reprocher, vous n’avez rien à cacher ».
  2. Cypherpunks
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